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mardi, septembre 7 2010

Billet d'humeur: Assez du "Moi d'abord"

Le climat actuel, la perte de confiance des Français dans leurs élus, dont l’affaire Bettencourt-Woerth n’arrange pas les choses, est avant la conséquence d’un symptôme de la manière d’exercer la politique depuis plusieurs années, dont Sarkozy est le symbole, le plus flagrant. Il a, comme beaucoup d’autres, à tous les niveaux (au niveau national ou local), voulu adopter l’évolution de la société et le style médiatique en vogue :le « moi, d’abord ».
L’un des maux dont souffre la démocratie, c’est la sacralisation excessive de l’individu, des droits individuels, qui dissolvent le sentiment d’appartenir à un collectif et le devoir d’y prendre part. Nicolas Sarkozy a fondée sa politique à l’excès sur l’individualisation (initiatives, récompense, sanction…) mais aussi et surtout sur l’individualisation excessive de sa propre action. Il a instauré un style individualiste de pouvoir, une forme de caprice personnel permanent. Il a placé l’égo en valeur de méthode politique.

Mais si Sarkozy est le symbole même de cette pathologie démocratique, d’autres, à tous les niveaux, collectivités locales, organisation locale des partis…ont pris le même chemin. On sert une institution, on ne s’en sert pas. Le style « moi d’abord » au détriment du collectif est devenu monnaie courante. Et le pire, c’est que ceux là même qui appliquent cette « méthode », n’ont toujours pas compris, qu’aujourd’hui, elle est totalement contre productive au plan politique. C’est la fin d’un cycle.

La vision politique de Sarkozy est totalement incohérente : sa politique va dans le sens d’un individualisme renforcé et réclame en même temps à chaque individu de se plier davantage à la discipline collective. Entres ces deux volontés antinomiques et antagonistes, sa politique devient illogique et incohérente.
D’autant plus, que si le principe de responsabilité doit s’appliquer à l’individu, il doit bien évidemment s’appliquer également dans le champ de la collectivité et donc de l’Etat. Qui plus est, qu’alors qu’il promettait d’installer une « République irréprochable », les affaires de ces derniers mois qui secoue le gouvernement et le trésorier du parti majoritaire, tient autant à certaines révélations choquantes qu’à un problème de fond, de plus en plus difficile à contourner. L’UMP reste le parti favori des grandes fortunes. Et ce gouvernement n’a pas été élu pour faire face à la crise ou diminuer les inégalités, mais sur un programme visant à décomplexer le rapport à l’argent, à travailler plus pour gagner plus, tout en payant moins d’impôts. Le tout sur le mode d’un rêve américain qui s’est effondré. Et comme le populisme naît toujours de la démagogie, il pointe du doigt des minorités pour faire oublier le reste. Le problème, c’est que ces affaires et les amitiés fortunées du parti majoritaire mélangeant les genres et les conflits d’intérêts, font que beaucoup de français semblent croire que leurs élus sont corrompus. C’est d’autant plus immérité, que la plupart des élus, notamment les élus locaux, mènent une vie compliquée, faite parfois de vie privée quelque peu sacrifiée, de séances de travail et réunions jusqu’à pas d’heure, pour une indemnité plutôt modeste.

Tapie: aux antipodes de mes valeurs

Une nouvelle fois, Jean-Michel Baylet agite la menace de la candidature de Bernard Tapie aux présidentielles pour essayer de créer un semblant de rapport de force avec le PS. Voilà, à quoi, il nous réduit, c’est pathétique !!! Même si je ne crois nullement à l’hypothèse finale d’une candidature Tapie qui n’arrangerait en rien, ses deux meilleurs amis politiques : Nicolas Sarkozy, ami par intérêt et Jean-Louis Borloo, ami de bistrot. Pour autant, le seul fait d’afficher B. Tapie sous les couleurs du PRG est inacceptable portant un discrédit irrémédiable sur notre parti. Je ne saurai, à titre personnel, cautionner cette éventuelle candidature, d’un personnage en totale contradiction avec les valeurs que je défends. Je donne trop d’importance, aux notions de crédibilité et d’honnêteté politique pour pouvoir accepter que l’image détestable de B. Tapie puisse être accolé à la mienne. Aujourd’hui, les tentatives de créer une véritable opposition à JM Baylet à l’intérieur du Parti, ont été balayé par ceux-là même qui s’étaient proclamés leader de ce mouvement interne en se discréditant à leurs tours en négociant individuellement et lamentablement de petites places aux instances nationales (qu’ils n’obtiendront même pas). Dans ces conditions, comme beaucoup d’autres, je réfléchis à mon avenir dans ce parti.

vendredi, juin 18 2010

CHANGEMENT DE MAJORITE AU DEPARTEMENT DU RHONE

Nous sommes à quelques mois des élections cantonales. 27 cantons sont renouvelables. Aujourd’hui seuls deux cantons séparent la majorité présidentielle composé du groupe UDF, UMP et des 2 radicaux valoisiens de l’opposition (PS, PC et notre groupe Radical-Ecologiste et démocrate). Je pense que le département peut et va basculer dans une majorité de gauche, écologiste et démocrate. Michel Mercier sait pertinemment que son groupe centriste ne pourra plus présider cette assemblée et comme beaucoup de ses collègues, la possibilité que l’UMP préside cette assemblée lui est inconcevable, peu probable et non souhaitable. C’est pourquoi, il est temps, dans un esprit de renouveau des méthodes et de la politique, de l’audace dans les idées et surtout le respect de l’autre, de travailler ensemble, élus de territoires ruraux et urbains, à l’avenir de notre département. Je souhaite que les membres de mon groupe (R.E.D), du PS, PC mais aussi tous les conseillers généraux aujourd’hui membres du groupe centriste ou non-inscrits et qui ne se retrouvent pas dans les valeurs de l’UMP et du sarkosysme, mais aussi les responsables de tous les mouvements politiques de progrès, nous puissions partager nos points de vue, échanger nos idées et construire ensemble un projet partagé pour le Rhône de demain. Quel avenir pour les politiques sociales départementales pour le Rhône de demain ? Comment allier dans la politique départementale, logique économique et responsabilité sociale pour une plus grande efficacité au service de l’intérêt général ? Quelle politique départementale pour une offre médico-sociale de qualité et homogène ? Comment développer la transversalité des territoires et la convergence des acteurs et la coordination des interventions notamment avec les autres collectivités locales ? La place du développement durable et la place du monde routier ? L’adaptation de notre agriculture ?... Nous devons préparer la nouvelle gouvernance dans la complémentarité des compétences, dans le respect des sensibilités et dans la considération des personnes quelque soit leurs sensibilités pourvu qu’elles s’inscrivent dans une démarche progressiste, solidaire et collective. Je tiendrai toute ma place dans ce changement et ce travail préparatoire dans l’esprit d’ouverture qui a toujours été la mienne.

vendredi, juin 11 2010

Asphyxie financière du département du Rhône

Je n’ai pas eu de réponse claire à ma question à Michel Mercier, concernant une projection de la baisse des recettes induisant la baisse de l’autofinancement brut et net suite à l’annonce Nicolas Sarkozy et de son gouvernement d’ un gel en valeur des 50 milliards d’euros de dotation versé aux départements, ce qui aboutit : - à la diminution en valeur réelle des transferts financiers de l’Etat vers les collectivités ; - à la non compensation à l’euro, l’euro des trois allocations de solidarité. alors qu’on aurait pu espérer autre chose, après que le gouvernement, à la remise du rapport de Pierre Jamet, Directeur Général des services du département du Rhône, ait exprimé un semblant de méa culpa, admettant que l’Etat avait une part de responsabilité dans la dérives de certaines dépenses locales. Le rapport en question, très instructif et complet de Pierre Jamet, permet d’affirmer que la situation financière des départements est réellement difficile et qu’elle ne relève ni de la mauvaise gestion d’élus inconséquents, ni de la gesticulation effrénée d’opposants. Il formule une analyse lucide sur l’évolution du rôle des départements, de plus en plus chargés de mettre en œuvre les dispositifs de solidarité décidés par l’Etat. On aurait donc pu espérer que le Gouvernement allait se saisir, rapidement, des éléments de ce rapport pour redonner aux départements les moyens nécessaires pour faire face aux responsabilités qui leur ont été confiées. Et il serait ensuite nécessaire que le travail de réforme des collectivités territoriales soit complètement remis en chantier pour adopter enfin une logique raisonnable : les compétences d’abord, puis les moyens, enfin les modes de scrutin, alors qu’aujourd’hui on opère en sens inverse : d’abord les moyens, puis les modes de scrutin, et en dernier les compétences. A moins, qu’au fond, cette façon de faire soit la façon insidieuse de mettre en œuvre l’asphyxie financière des départements. L’État se soustrait à ses devoirs et le gouvernement accuse, pour faire passer ses choix idéologiques, avec culot les élus locaux de dépenser sans compter ! De qui se moque-t-on ? Les collectivités locales votent leur budget en équilibre, c’est obligatoire car le déficit leur est heureusement interdit par la loi. Les dépenses ne peuvent pas être supérieures aux recettes. Une règle de bon sens dont le Gouvernement ferait bien de s’inspirer. Si le Gouvernement voulait déplacer vers d’autres sa lourde responsabilité dans les déficits publics, il ne s’y prendrait pas autrement. Il appartient désormais au gouvernement de prendre ses responsabilités dans les meilleurs délais. Il doit garantir l’autonomie financière et la libre administration des collectivités locales consacrées par la Constitution et aujourd’hui foulées au pied du fait de cet étranglement financier. Il en va de la survie de nos territoires, du bien-être de nos populations et de l’avenir de la décentralisation. Faut-il rappeler, une fois de plus, que, fin 2009, l’Etat et ses administrations représentent prés de 86% de la dette publique, les administrations de sécurité sociale 3.6% et les collectivités territoriales moins de 10%. Pour reprendre les propos de Pierre Jamet, « si on continue à avoir des dépenses sociales qui augmentent de 8% par an et des recettes qui n’évoluent que de 3%, voire moins avec le gel annoncé, ce n’est pas tenable ». Parce que je m’intéresse beaucoup à l’avenir de ce département, notamment après le printemps 2011, nous aimerions avoir une idée précise des conséquences de cette décision gouvernementale.

vendredi, mai 7 2010

Intervention séance publique: RSA fonctionnement des commissions locales d'Insertion

M. LE PRÉSIDENT : Si c’est un engagement pour l’avenir, je vous en remercie. M. PELAEZ : Pour ce qui est de ce rapport, il faudrait que l’on puisse, après avoir eu un débat sur le maintien à domicile et les personnes âgées, avoir un débat sur le bilan du RSA. Et là c’est le président de la CLI qui intervient très rapidement pour dire que j’ai un peu l’impression qu’au fur et mesure que l’on avance, ce RSA devient une usine à gaz de plus en plus difficile à gérer. Et en tant que président de CLI, qui est aussi président de l’instance de médiation, anciennement bureau de CLI, je regrette l’alourdissement terrible qui nous est imposé par la nouvelle loi sur le RSA, et je trouve que l’on y perd en crédibilité. Oui, je suis quelqu’un de gauche et je crois profondément au social, mais parce que je crois au social, je crois qu’il faut que les règles soient respectées et que ceux qui abusent soient particulièrement sanctionnés. On pouvait auparavant, en bureau de CLI, assez rapidement vous demander, M. le Président, de prendre une sanction, c’est-à-dire de suspendre quelqu’un qui abusait du RMI. On doit aujourd’hui passer par quatre convocations par lettre recommandée avec accusé de réception. La première fois, on doit lui dire que ce n’est pas bien. La deuxième fois, si jamais il a continué à abuser, on doit le re-convoquer, et si jamais il vient, on doit lui expliquer qu’on va peut-être lui enlever 100 € par mois sur son RSA. Et si jamais il continue à abuser et à ne pas être gentil, on doit le re-convoquer une troisième fois, et si jamais il vient, on pourra éventuellement lui dire que l’on va peut-être suspendre son RMI. Et il recevra une quatrième lettre pour éventuellement savoir s’il est suspendu ou pas. On y perd en totale crédibilité, et en plus on s’épuise. En tant que président de la CLI, je crains beaucoup le « burn-out » de tous les autres participants à l’instance de médiation.

Pour ce qui est de ce rapport, je sais bien que vous allez ironiser sur la Région qui finance, mais je ne suis pas conseiller régional et j’imagine que les nouvelles élections vont permettre à la majorité de Jean-Jacques Queyranne, qui va gagner haut la main, de rectifier quelques petits soucis qu’ils peuvent avoir avec leurs services, notamment à la formation. Je trouve que ce dossier Adecco à domicile est totalement scandaleux, sans revenir sur ce que j’ai dit tout à l’heure. Et s’il est maintenu, je ne pourrai pas le voter car je trouve que c’est scandaleux, en même temps de diminuer les financements d’un certain nombre d’écoles qui forment des auxiliaires de vie sociale et des assistantes de vie, et en même temps donner 110 000 € à Adecco qui gagne de l’argent et qui fait de la concurrence privée avec tous les moyens qu’ils ont pour former leur personnel. Le Département n’est pas obligé de s’associer à cela.

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